Une élévation aztèque sur un oppidum celte !

photo de l’auteur

L’amphithéâtre de Heidelberg, une élévation aztèque sur un oppidum celte !

Construit entre 1933 et 1934 et sans doute fait pour durer mille ans, l’amphithéâtre de Heidelberg fut officiellement inauguré en grandes pompes  le 22 juin 1935 par le ministre de la propagande Joseph Goebels. Il accueilli jusqu’à 20’000 visiteurs et fut utilisé à de nombreuses reprises pour des évènements gouvernementaux !

Nous connaissons les effets que le national-socialisme a produit, mais ne faut-il pas se poser la question du poids de son héritage, et plus particulièrement de son héritage matériel, pour la société allemande contemporaine?

par C. Vuilleumier

 

 

Cours de paléographie

L’association vaudoise des archivistes propose en septembre des cours de paléographie.

Association vaudoise des archivistes (AVA) – Cp 51 – 1001 Lausanne

www.archivistes.ch

Carouge en 1822

En 1822, les autorités demandent au géomètre Burdallet de relever les bords de l’Arve sur un plan afin d’avoir des points de repères et de mesurer l’érosion causée par le fleuve. Les effondrements des rives, les débordements et les amas de gravier formant des sablons déformaient alors fréquemment le cours de l’Arve, entraînant des dégâts parfois importants sur les propriétés des riverains.

On voit ici le relevé du fleuve à Carouge avec son pont sur le plan magnifiquement illustré par Burdallet.

Plan de la partie du cours de l’Arve comprise entre le pont de Carouge et le Rhône, levé par Burdallet, géomètre, avril 1822, [AEG, Travaux B10, 62]

par C. Vuilleumier

Vieille Genève

Démolition de l’hôtel de l’évêque de Nice à la rue de Rive, 1901, [F. Boissonnas] CIG

Autre temps, autre sensibilité à l’égard du patrimoine bâti.

par C. Vuilleumier

Archéologie&Diplomatie

Rupture archéologique entre Bagdad et les Etats-Unis

L’Irak a décidé de rompre sa coopération avec les Etats-Unis dans le domaine archéologique. Dans un entretien donné à l’Agence France Presse, le ministre irakien du Tourisme et de l’Archéologie Liwaa Smaisim affirme que Washington n’a notamment pas rendu à Bagdad ses archives juives. La question reste une pomme de discorde entre Washington et Bagdad, qui réclame leur retour depuis des années.

Liwaa Smaisim, membre du mouvement du chef chiite Moqtada al-Sadr, connu pour son anti-américanisme, a affirmé que l’Irak utiliserait «tous les moyens» pour que ces documents lui soient remis. «Un des moyens de pression que j’ai utilisés contre les Américains est que j’ai arrêté les missions d’exploration (archéologiques) américaines.»

Une affaire prétexte

Les archives, retrouvées dans le sous-sol inondé du quartier général des services secrets à Bagdad en 2003, comprennent des rouleaux de la Torah, des textes de la loi juive, des livres d’enfants, des documents en arabe produits par des juifs irakiens et des rapports du gouvernement sur la communauté juive. L’Irak accueillait une importante communauté juive dans le passé, mais ses membres ont quitté massivement le pays après la création d’Israël et la première guerre israélo-arabe en 1948. Vu l’intérêt actuel des Irakiens pour les Israélites, l’affaire sent donc le prétexte.

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis en Irak, Michael McClellen, a pour sa part indiqué que ces archives étaient «sous la garde provisoire des archives nationales américaines, la «National Archives and Records Administration (NARA)» à des fins de conservation et de numérisation.» «Le département d’Etat américain finance la phase finale du projet qui comprend une exposition éducative bilingue (anglais/arabe) du matériel, aux Etats-Unis et en Irak. Tout le matériel retournera en Irak à la fin de ce projet».

Soutiens gouvernementaux

A propos d’autres objets irakiens, Michael McClellen a indiqué que Washington œuvrait au retour de tout objet d’antiquité obtenu de manière illégale. Il a souligné que les fouilles impliquant des universités et archéologues américains avaient été menées «avec le soutien des gouvernements irakiens».

Tribune de Genève 27/06/2012

http://www.tdg.ch/culture/autres-arts/rupture-archeologique-bagdad-etatsunis/story/24168589

Mais pourquoi l’Unesco n’est-elle pas partie prenante dans ce genre de litige divisant deux pays, ce d’autant plus dans une situation comme celle de l’Irak ? Cela étant, on sait qu’il existe des milliers de sites archéologiques entre le Tigre et l’Euphrate qui est une région considérée comme l’un des berceaux de la civilisation. Et parmi ces sites, il est probable que certains soient d’une importance majeure pour le patrimoine de l’humanité. Or, les guerres qui se sont succédées en Irak n’ont guère laissé l’occasion de mener des recherches scientifiques suffisantes. Dommage que la sensibilité exprimée dans cette affaire d’archives ne se soit pas démontrée au cours de ces dernières décennies.

par C. Vuilleumier

voir également : http://horslesmurs.ning.com/video/a-quoi-ressemblaient-les

Mise au concours d’un poste de chercheur junior FNS (Fonds National Suisse pour la Recherche)

Université de Lausanne, Faculté des Sciences sociales et politiques

Mise au concours d’un poste de Chercheur junior financé par le FNS (Fonds national Suisse pour la recherche) dans le cadre d’un programme de recherche sur l’histoire du sport paralympique.

Annonce
L’Institut des Sciences du Sport de l’Université de Lausanne (ISSUL) met au concours un poste de chercheur junior FNS

Profil souhaité :

Doctorat en histoire, doctorat en sciences du sport (orientation sciences sociales), ou titre équivalent dans le domaine des sciences sociales (sociologie, anthropologie, sociologie). Connaissances et compétences avérées pour l’histoire des activités sportives (publications) et particulièrement pour le sport paralympique, envisagé ici d’un triple point de vue institutionnel, social et culturel. Forte motivation à s’engager dans un programme de recherche ; Capacité à travailler en équipe.

Description des tâches :

  • 50% du taux d’activité sera dédié à l’animation des recherches et coordination des tâches administratives dans le cadre d’un programme sur l’histoire des activités paralympiques, dirigées par le professeur en charge.
  • 50% du taux d’activité au minimum est réglementairement dédié à la réalisation de travaux de recherche personnels.

Dossier de candidature :

  • Lettre de motivation
  • CV
  • copie des diplômes universitaires
  • rapport de thèse, au moins une version électronique d’un travail de recherche publié, avec un bref résumé.
  • Le dossier est à adresser au secrétariat de l’Institut des Sciences du Sport : sidonie.fahrni@unil.ch
  • Pour tout renseignement complémentaire, contacter le Prof. Nicolas Bancel : nicolas.bancel@unil.ch

Délai de candidature : 31.08.2012

  • Entrée en fonction : 01.10.2012
  • Fin de contrat : 30.09.2015
  • Durée du contrat : 3 ans non renouvelable
  • Taux d’activité : 60%, soit une rémunération brute de 40.800 FCH (environ 34.000 euros) par an, treizième mois compris.
  • Lieu de travail : Lausanne-Géopolis

Contacts

Prof. Nicolas Bancel Université de Lausanne ISSUL Centre administratif de Vidy Route de Chavannes 33 1015 Lausanne (Suisse) nicolas.bancel@unil.ch
http://calenda.revues.org/nouvelle24501.html?utm_source=lettre

Les archives, aujourd’hui et demain

Vendredi 21 septembre 2012  |  Angers

L’Association des archivistes français propose une réflexion commune sur les changements qui affectent le monde des archives. En intitulant son thème de réflexion « Les archives, aujourd’hui et demain » l’AAF veut notamment poser la question de la pérennité des modèles autour desquels s’est construite la profession, de l’image qu’elle projette ou veut projeter d’elle-même, et des relations avec les utilisateurs des archives.

Thème 1. Les échelles : collecte, structure, concentration

Les réorganisations institutionnelles (Révision générale des politiques publiques – RGPP ; Réorganisation de l’administration territoriale de l’État – RéATE ; Réforme territoriale des collectivités locales) et la concentration des entreprises à l’échelle européenne voire mondiale pour abaisser les coûts, dominer le marché et se protéger des concurrents modifient en profondeur la place du service d’archives au sein de son organisation.

Le service d’archives, qui se doit de rester au plus près des modes de gestion de ses producteurs pour collecter et contrôler, se trouve ainsi au cœur des réflexions stratégiques de gouvernance.

  1. L’organisation actuelle des services d’archives est-elle toujours adaptée à un paysage institutionnel et économique -désormais- en perpétuelle évolution, qu’il s’agisse de l’organisation et des compétences territoriales des services publics, ou des fusions, scissions ou acquisitions pour les entreprises ?
  2. Quelle est la place du service d’archives français dans une entreprise supra nationale ?
  3. Du point de vue fonctionnel, doit-on s’orienter vers une séparation du service d’archives en deux entités distinctes à l’anglo-saxonne, avec un records manager chargé de la collecte et du contrôle des documents d’activité de son organisation; et un archiviste à la tête d’une institution patrimoniale chargée d’accueillir et de valoriser les archives définitives d’un territoire, d’une entité… (concentration verticale pour les fonctions ou mutualisation horizontale pour les territoires) ? Verra-t-on les services d’archives passer d’une fonction de conservation à celle de pilotage et de régulation ?
  4. Les technologies de l’information peuvent-elles offrir aux différents publics un accès simplifié à un patrimoine archivistique qui se complexifie dans sa production, dans sa collecte et par conséquent dans sa mise à disposition ?

Thème 2. Quels modèles économiques pour les archives?

Depuis la Révolution française, les archives publiques sont considérées comme un patrimoine commun à l’ensemble de la nation. Au-delà même du phénomène des nationalisations, les archives des entreprises et des autres acteurs sociaux privés ont souvent été perçues comme faisant partie du patrimoine commun à l’ensemble de la société.

La crise de l’État providence, la marchandisation croissante de biens considérés comme communs, l’irruption de l’économie numérique, l’externalisation de tout ou partie de la chaîne archivistique, la redéfinition de l’intérêt général amènent à penser ou repenser la possibilité, voire la nécessité d’un modèle économique des archives.

Que ce soit dans une logique organisationnelle (administrative ou d’entreprise), juridique ou patrimoniale, les archivistes, comme les autres professions de l’information, doivent apporter la preuve d’une valeur ajoutée dans leur traitement de l’information.

L’ « infobésité », accentuée par le développement de l’Internet et du multimédia, rend encore plus nécessaire l’apport de professionnels pouvant renforcer l’intelligence collective.

Cette valeur ajoutée doit-elle se traduire par une individualisation de la consommation d’informations, voire par le développement de produits dérivés et d’une politique tarifaire tendant vers l’auto-financement et le renforcement de nouveaux marchés ? La nécessité de « défendre » son budget, dans un contexte contraint, est de plus en plus forte …

Ou doit-elle être pensée comme l’enrichissement collectif de « biens communs de la connaissance » à financer par les structures privées (ne serait-ce que pour leur image de marque ou leur politique de communication) et publiques (le citoyen-contributeur se substituant au client) ?

De quelle société de la connaissance les services d’archives veulent-ils être partie prenante ? Et de quels moyens, de quels projets se dotent-ils pour cela ? Comment chacun(e) a-t-il notamment abordé la question de la réutilisation des données publiques ?

Thème 3. Traitement des archives : nouvelles archives, nouvelles pratiques ?

Depuis l’arrivée des nouvelles technologies, les services d’archives font de plus en plus souvent face à des situations qui demandent une adaptation et une nouvelle connaissance des différents outils informatiques.  Dans le contexte électronique, l’objet archivistique connaît en effet une mutation conséquente. Il ne s’agit plus seulement de conserver l’archive, mais aussi toutes les informations s’y rapportant, qu’elles soient techniques, descriptives, etc. Les données électroniques sont considérées le plus souvent comme des composantes des systèmes d’information pouvant avoir une valeur marchande susceptible d’augmenter au fil du temps. Dans ce contexte, comment l’archiviste peut-il être acteur et défendre la valeur probante de l’archive ? Comment appréhender et délimiter le périmètre de la collecte à l’heure où de nouvelles écritures numériques se diffusent et où le « document » numérique est sans cesse décomposé et recomposé ? La constitution d’archives électroniques ne peut-elle pas être aussi un moyen d’expression individuelle (nouvelles formes d’expression artistique, blogs, médias sociaux, etc.) dans l’open data où les frontières entre vie privée et vie publique tendent à s’estomper ?

La collecte des données informatiques est un véritable enjeu car elle conditionne pleinement leur authenticité, leur intégrité, leur traitement archivistique, leur pérennisation et leur communication sécurisée. L’archiviste ne doit-il pas s’interroger sur de nouvelles pratiques de tri et de description ? Comment continuer à appliquer le principe de respect des fonds et comment fournir des informations de contextualisation ? Comment mettre en place une politique de veille et de conservation numérique ? Ne faut-il pas concevoir de nouveaux modèles économiques pour les services d’archives en prenant en compte les exigences du développement durable et les solutions de mutualisation ? Ne faut-il pas repenser les bâtiments d’archives tant pour l’organisation des dépôts que pour les espaces d’accueil des publics ?  Le contexte électronique démultiplie les modes d’accès à l’information. Les professionnels de l’information n’ont-ils pas une responsabilité encore plus grande dans l’apprentissage par les utilisateurs de l’interprétation des sources électroniques ? Ne doivent-ils pas s’orienter vers de nouvelles pratiques de médiation  ?

Thème 4. Nouveaux rapports aux publics

Si la communication apparaît comme un enjeu dans l’histoire longue des services d’archives, publics comme privés, la question des « publics » ne s’est imposée que très progressivement au cours du XXe siècle. Les évolutions récentes questionnent la définition même du ou des public(s),  – chercheurs ? lecteurs ? usagers ? clients ?etc. -, et la relation dynamique entre une profession et la société, à différentes échelles locale, nationale et internationale.

Contributions, témoignages et débats s’articuleront autour de trois grandes interrogations :

  1. La place des producteurs d’archives : comment évoluent les consultations par les services versants des administrations ? La notion d’archives « intermédiaires » a-t-elle toujours du sens à l’heure du record management ? Quelles sont les conséquences de l’évolution vers de nouveaux supports électroniques permettant aux producteurs de conserver eux-mêmes une large partie de l’information qu’ils produisent ? Comment évolue, dans la loi et la pratique, la consultation des déposants, tant privés que publics, dans les autorisations de consultations et l’octroi de dérogations ?
  2. L’évolution de la demande attire-t-elle vers les Archives des publics ayant des demandes et des caractéristiques distinctes, en termes de fonds à classer et ouvrir, ou encore de réponses et de relation au public ?
    Comment gérer les sollicitations liées au besoin croissant de justifier des droits vis-à-vis de l’administration. Comment accueillir cette population davantage cliente ou utilisatrice d’un service que chercheuse ?
    La démarche mémorielle à l’échelle individuelle ou collective, nationale ou transnationale, entraîne-t-elle de nouvelles demandes ? Quelle est notamment l’évolution de la démarche des généalogistes, au-delà de l’appétit bien identifié pour les archives d’état-civil et notariales ?
    Comment la tension entre exigence d’accès et de transparence et protection de la vie privée est-elle vécue par les différents acteurs pour les archives contemporaines depuis la loi de 2008 ? Peut-on dire que les demandes des publics convergent vers toujours plus de dématérialisation (inventaires, documents numérisés), comment interpréter et gérer cet essor de l’accès à distance ?
  3.  La dynamique de la démarche de valorisation, entre propositions faites en direction des publics et demande sociale en provenance des publics : comment évolue la relation avec les enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur ? Les publications, les expositions évoluent-elles également vers une dématérialisation croissante au détriment du contact physique ou visuel avec les documents, comment penser la mise en scène des archives ? Faut-il aller au-devant de nouveaux publics ? Faut-il développer des expositions, des lectures d’archives, des ateliers éducatifs itinérants (dans les quartiers ou les communes) ? Comment valoriser le patrimoine via les réseaux sociaux et les sites de partage de photos ? Peut-on parler de valorisation collaborative ?

La question des publics peut également être reprise à travers le prisme de l’interculturalité : dans les sociétés contemporaines complexes, comment la perspective interculturelle influe-t-elle sur ce qui pourrait constituer un patrimoine archivistique commun ?

Thème 5. Archives et archivistes : représentations et regards

Longtemps considérées comme des « objets trouvés » par les historiens peu enclins à s’interroger sur le parcours du carton arrivant sur leur table, les archives sont entrées depuis quelques années dans le champ d’étude des sciences sociales. Dans le même temps, les archivistes davantage sollicités, voire exposés, dans la vie publique, ont mené une réflexion sur leur rôle social.

Contributions, témoignages et débats de ce thème s’articuleront autour de quatre grandes interrogations, à traiter sous forme de bilan ou de prospective :

  1. Qu’est-ce que les archives ? Au-delà de la définition donnée par la loi, l’évolution des pratiques soulève bien des questions sur la notion elle-même : quel est le sens et la pertinence du succès croissant du terme « Archive » au singulier ? La dématérialisation des données conduit-elle à une disparition des archives au profit de l’information ? A contrario, comment réfléchir sur le lien entre archives et patrimoine, jusqu’où étendre la matérialité des archives (photographies, instruments scientifiques, vêtement, etc.) ?
  2. Archives, politique et histoire : enjeu des politiques intérieures et des relations internationales depuis le Moyen Âge, les archives sont-elles considérées différemment par les pouvoirs publics depuis la fin du XXe siècle ? La « neutralité » politique de l’archiviste a-t-elle toujours un sens ? Quels ont été les impacts dans ce domaine des politiques de décentralisation, des transferts de souveraineté européens, de la judiciarisation croissante de la vie politique et économique, nationale comme internationale ?
  3. L’image de l’archiviste en France au XXIe siècle : comment est-il perçu par le citoyen, par l’historien professionnel ? Quels sont les apports de l’anthropologie et de l’ethnologie sur le métier d’archiviste (gestes de la collecte, du classement, de la destruction) ? Quel dialogue avec une conception « sauvage » ou sociale de ces mêmes gestes? Qu’attend-t-on de l’archiviste au sein des organismes publics et privés ? Quelle image d’eux-mêmes et de leur profession les archivistes souhaitent-ils porter ? Quels sont les leviers dont ils disposent au sein de leur organisme (secteur public et privé) mais aussi des organisations professionnelles nationales et internationales pour la construire et la véhiculer ?
  4. Les archives saisies par l’écriture et l’art. : artistes et écrivains mobilisent les archives dans leur travail sur la mémoire, l’histoire politique ou familiale, les traces sensibles du passé. Philosophes et psychanalystes s’emparent de la notion. Comment la profession peut-elle dialoguer avec ces usages nouveaux ?

Modalités de participation

Les contributions sont ouvertes aux professionnels des archives comme aux autres professionnels de l’information et aux partenaires : responsables administratifs, chercheurs, généalogistes, élus, artistes, etc.

Elles pourront prendre la forme de communication de type scientifique, de retours d’expérience en ateliers ou de « posters »/affiches.

Si vous souhaitez soumettre une intervention, veuillez-vous référer au mode d’emploi accompagnant cette présentation sur lequel vous pouvez y consigner votre proposition à l’adresse commune à l’ensemble du comité scientifique : forumdesarchivistes@archivistes.org

avant le 21 septembre 2012

Comité scientifique

Sous la présidence de : Roger Nougaret (BNP Paribas)

Avec :

  • Michèle Battisti (ADBS)
  • Sophie Coeuré (Université Paris 7 – Paris Diderot)
  • François Giustiniani (Archives départementales des Hautes Pyrénées)
  • Bénédicte Grailles (Université d’Angers)
  • Hélène Guichard-Spica (Archives nationales)
  • Charles Hervis (Revue française de Généalogie et d’Histoire des familles)
  • Jean-Philippe Legois (Archives communales de Saint-Ouen l’Aumône)
  • Ousmane M’Baye (EDF Archives)
  • Corinne Porte (Archives départementales de l’Ardèche)
  • Claire Sibille de Grimouard (Service interministériel des Archives de France)

Contacts

  • Alice Grippon et Aude Flores, (forumdesarchivistes@archivistes.org – 01.46.06.40.12)
  • Association des archivistes français
  • 8 rue Jégo – 75013 Paris

http://calenda.revues.org/nouvelle24522.html?utm_source=lettre

Neutralité et engagement

« L’ouvrage de Mme Vonèche Cardia met en lumière l’infinie complexité des relations entre le CICR et la Suisse au cours de cette période dramatique de la Seconde Guerre mondiale, et révèle que les rapports de dépendance – contrairement à ce qu’on a cru – étaient loin d’être unilatéraux. En effet, la Suisse et le CICR ont conduit l’une comme l’autre une politique humanitaire perçue comme essentielle à leur survie ; leurs rapports étaient faits d’un subtil mélange de collaboration et de soutien réciproque, n’excluant pas certaines formes de rivalité. Cet ouvrage projette donc un nouvel éclairage sur l’histoire du CICR comme sur celle de la Suisse et permet de mieux comprendre les contraintes dans lesquelles s’inscrit l’action humanitaire lorsqu’elle est prise dans un environnement de guerre totale. À ce titre, il mérite de retenir l’attention, non seulement des historiens qui se penchent sur cette période dramatique, mais également de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté qui se sentent concernés par le développement de l’action humanitaire. »

Extrait de l’Avant-propos de Cornelio Sommaruga

« C’est l’un des apports importants du livre d’Isabelle Vonèche Cardia que de montrer à quel point, dans le contexte de la guerre d’extermination menée en Europe par le national-socialisme, l’approche juridique et rationnelle, fondée sur la délibération et la négociation pusillanime – y compris au sein des instances dirigeantes du CICR et du gouvernement fédéral –, n’a ni intégré, ni même réellement saisi la spécificité de la violence génocidaire. À la décharge des acteurs, peu l’ont compris à l’époque. »

Extrait de la Préface d’Henry Rousso

Isabelle Vonèche Cardia est docteur en histoire contemporaine de l’Université de Paris X – Nanterre et titulaire d’un master en relations internationales de l’Institut de hautes études internationales et du développement de l’Université de Genève. Elle est spécialiste de l’histoire du Comité international de la Croix-Rouge. Elle a travaillé au siège du CICR à Genève pendant cinq ans, ainsi que pour les Nations unies et diverses ONG en Afrique. Auteur d’un ouvrage sur l’action du CICR en Hongrie en 1956 et de plusieurs articles liés à l’histoire du CICR.

(www.shsr.ch)

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