par cvuilleumier | 16 Avr 2012 | Conférences, Histoire
Habiter en ville aux XVIIe et XVIIIe siècles
Dans le cadre de son cycle « Habiter le patrimoine » l’Office du patrimoine et des sites propose cette année une soirée de conférences consacrée aux hôtels particuliers et aux maisons patriciennes de l’époque classique.

Lieu de représentation sociale, mais aussi cadre de vie quotidien où s’expérimentaient des innovations en matière de confort domestique, ce type de demeures nous renseigne mieux que tout autre sur l’évolution de l’art d’habiter. Offrant une grande variété de formules, la résidence urbaine de l’élite se distingue par la complexité de son organisation spatiale, le raffinement de ses aménagements intérieurs et la qualité de son décor. L’adapter aux besoins contemporains, tout en préservant sa spécifié historique et architecturale, constitue toujours une opération délicate.
Cette manifestation donnera l’occasion d’examiner trois exemples – une demeure genevoise, une bernoise et un hôtel emblématique parisien – en donnant la parole aux architectes et aux historiens des monuments, qu’ils soient praticiens, conservateurs
ou défenseurs du patrimoine.
Jeudi 26 avril 2012, 19 h – 21 h
Les Salons, 6 rue Bartholoni, Genève
Accueil dès 18h45
Introduction
Sabine Nemec-Piguet, directrice générale
de l’Office du patrimoine et des sites
Conférences
Genève, 2 rue des Granges
Anastazja Winiger, historienne de l’art, Inventaire des monuments d’art
et d’histoire du canton de Genève
Christian Würth, architecte
Berne, 63 Junkerngasse
Jean-Daniel Gross, conservateur de la ville de Berne
Paris, « L’affaire Lambert » : tout est bien qui finit bien !
Jean-François Cabestan, architecte du patrimoine, Université Paris 1,
membre de la Commission du Vieux-Paris
Discussion
Apéritif
Office du patrimoine et des sites
canton de Genève
par cvuilleumier | 8 Avr 2012 | Conférences, Histoire
L’Association Romainmôtier 2010 a le plaisir de vous inviter à son cycle de conférences à la Grange de la Dîme.
Construire un lieu de culte, du 6e au 21e siècle
Samedi 5 mai 2012 à 11h.
Nicolas Schätti, historien de l’art « L’architecture religieuse romane et gothique en Pays romand »
Samedi 2 juin 2012 à 11h.
Peter Eggenberger, archéologue « Le regard de l’archéologue sur l’ancien prieuré de Romainmôtier: histoire et reconstitution de son architecture sur plus de mille ans »
Samedi 1er septembre 2012 à 11h.
Antoine Robert-Grandpierre, architecte « Construire un lieu de culte aujourd’hui : la chapelle de St-Loup,
un origami en bois »
Samedi 6 octobre 2012 à 11h.
Sébastien Bully, archéologue « L’architecture religieuse du Haut Moyen Age dans l’arc jurassien »
Les conférences sont suivies d’un apéritif.
Entrée libre
par Association Romainmôtier 2010
Grange de la Dîme, Rue du Bourg 13
1323 Romainmôtier
T 024 453 38 28
tourisme@romainmotier.ch
www.romainmotier2010.ch
par cvuilleumier | 5 Avr 2012 | Non classé
La Bibliothèque nationale suisse à Berne abrite la plus importante collection au monde de livres, de journaux, de revues et de documents électroniques relatifs à la Suisse. La BN se distingue également par ses remarquables collections spéciales : les Archives littéraires suisses, le Cabinet des estampes et le Centre Dürrenmatt Neuchâtel. Ce riche patrimoine culturel est entretenu et conservé selon les normes internationales les plus exigeantes afin d’être transmis aux générations futures.
A partir du 1er septembre 2012, la Bibliothèque nationale suisse offre une place de stage d’un an dans son service Conservation.
Il s’agit d’un stage préparatoire à une formation dans une haute école ou une haute école spécialisée en conservation et restauration.
Le stage vous donne un aperçu des tâches assumées dans le domaine de la conservation, et plus particulièrement de la préservation des fonds. Nous vous initions à la conservation préventive et à la restauration pratique de notre patrimoine culturel.
Outre un intérêt marqué pour le travail de conservation, vous remplissez les conditions suivantes :
- vous êtes titulaire d’une maturité professionnelle ou gymnasiale
- vous travaillez de manière indépendante
- vous êtes habile de vos mains
- vous n’avez pas plus de 6 mois d’expérience pratique en conservation-restauration
Les candidatures de personnes en situation de handicap sont les bienvenues.
Pour plus de renseignements, contacter André Page
Tél.: 031 325 00 12, andre.page(at)nb.admin.ch
ou Cornelia Düringer
Tél.: 031 323 23 44, cornelia.dueringer(at)nb.admin.ch
Envoyez-nous votre dossier d’ici au 28 avril 2012 à:
Office fédéral de la culture
Bibliothèque nationale suisse
Ressources humaines
Hallwylstrasse 15
3003 Berne
par BNS
par cvuilleumier | 4 Avr 2012 | Non classé



CIG
par cvuilleumier | 24 Mar 2012 | Histoire
www.gsk.ch/fr/communiques-de-presse.html
par cvuilleumier | 22 Mar 2012 | Archivistique
La pratique de la désacidification des collections par des procédés modernes est largement répandue dans de nombreux établissements patrimoniaux partout dans le monde. Depuis plusieurs années, la BnF était interrogée sur les techniques et ses choix de désacidification, la littérature professionnelle étant peu prolixe sur le sujet depuis une dizaine d’années.
Ce lien fournit un certain nombre d’information sur les pratiques en cours dans diverses institutions en charge de conservation d’archives. A lire absolument !
http://www.bnf.fr/fr/professionnels/lettre_conservation/x.lettre_conservation_31.html
par C. Vuilleumier
par cvuilleumier | 13 Mar 2012 | Conférences, Histoire
Au lendemain d’un colloque sur le thème « Fremdplatzierung », qui s’est tenu en décembre 2011 à Lucerne, l’idée d’un ouvrage collectif a été lancée. Les initiateurs du projet ont souhaité associer les autres régions linguistiques de la Suisse à cette démarche, afin de constituer un ouvrage qui propose une synthèse nationale sur la question.
Un appel est lancé aux chercheurs et chercheuses de Suisse romande, pour les inviter à envoyer une courte proposition d’article (1/2 page) d’ici au 30 avril 2012, à l’adresse ci-après. Sur la base des esquisses qui parviendront ainsi de toute la Suisse, le concept de l’ouvrage sera affiné.
Thématique : le placement d’enfants (placement familial, placement en institution, enfants du voyage). L’ouvrage vise à mettre en lumière le destin de certaines catégories sociales, tout en inscrivant cette question du placement d’enfants dans la problématique de la gestion de la pauvreté et de la marginalisation pour la société concernée.
Forme : L’objectif est de réunir dans un ouvrage collectif d’environ 250 pages des contributions qui présentent l’état de la recherche en Suisse. Des perspectives comparatives seraient ainsi ouvertes.
Type de contributions : Même si les contributions attendues portent sur des études de cas en Suisse, une ouverture sur des perspectives transnationales est bienvenue. Deux types de contributions sont prévues : des synthèses de recherches terminées ces dernières années, ainsi que des réflexions sur des recherches en cours.
Merci d’envoyer votre esquisse (titre, courte description d’une ½ page) jusqu’au 30 avril 2012 à markus.furrer@phz.ch
Le délai de remise des contributions est fixé au milieu de l’année 2013.
Editeurs : Kevin Heiniger, Thomas Huonker, Sabine Jenzer, Anne-Françoise Praz, Markus Furrer
par Maison de l’histoire
par cvuilleumier | 6 Mar 2012 | Archivistique
Lorsque l’on entame un travail d’archivage pour un corps de documents hétérogènes dont le propriétaire ne s’est guère soucié pendant des décennies, l’opportunité est donnée de faire véritablement un acte de création. Le démiurge qu’est alors l’archiviste doit faire preuve à ce moment de multiples talents. Patient, communicateur, stratège, technicien, leader et conscient des réalités du propriétaire, il lui faut convaincre tout en entamant son travail de mise à plat des informations. Il lui faut avant tout tenir compte des enjeux de son employeur, de ses attentes qui se déclinent en termes d’efficacité, d’argent et d’efficience ainsi qu’en termes patrimoniaux, bien que cet aspect soit le plus souvent marginal.
Le producteur de documents recherche l’efficacité afin d’améliorer son fonctionnement et son rendement mais il est également tenu de conserver une masse de papier, qui lui semble parfois indistincte, pour des raisons légales ou d’usage. Selon la taille de l’entreprise, publique ou privée, le défi peut se révéler particulièrement complexe, le volume de documents à maîtriser étant énorme. C’est évidemment une problématique de stockage auquel l’archiviste est alors confronté tout autant que de localisation de l’information. Cependant, après avoir utilisé les outils archivistiques éprouvés et reconnus, l’archiviste parvient à un résultat sur lequel il doit communiquer. Gains de place et de temps générant des coûts à la baisse, identifications des informations recherchées par les collaborateurs de l’entreprise, simplification des procédures internes de gestion des documents, tout un florilège d’améliorations et de progrès qui constitue un atout fondamental dans la stratégie de l’information de n’importe quelle entité. C’est en cela que l’archiviste représente une valeur ajoutée pour l’entreprise qui entend conserver non seulement la maîtrise de ses flux d’information mais qui souhaite également protéger sa mémoire et son histoire.
La dimension patrimoniale s’éloigne bien évidemment du simple contexte opérationnel d’un quotidien bien huilé pour confiner à des questionnements éthiques, historiographiques et philosophiques. Pratiquement, il est presque inenvisageable de demander aux collaborateurs actifs à des niveaux opérationnels de se soucier de cet aspect, tant pour des raisons de temps et de cahier des charges que d’intérêt. Il faut dès lors se tourner vers les cadres et attirer leur attention sur ces questions en profitant du crédit et de la confiance obtenue grâce aux résultats du travail archivistique.
Logiquement plus sensibles à l’aspect patrimonial, certains dirigeants d’entreprise voient dans cette problématique un champ de références composant une part importante de l’image de marque de leur société, pour laquelle des efforts importants peuvent être consentis par le biais d’un marketing plus ou moins agressif. Que seraient la marque Cartier sans Cartier Bresson et son esprit savamment entretenu par une publicité luxueuse, ou Ford dont chacun a pour représentation cette photographie mondialement connue de chaîne de montage des années 30?
Mais au-delà de la dimension purement commerciale attachée au patrimoine d’entreprise réside un autre facteur, celui de l’identité ! Pour R. Sainsaulieu, l’identité professionnelle se définit comme la « façon dont les différents groupes au travail s’identifient aux pairs, aux chefs, aux autres groupes, l’identité au travail est fondée sur des représentations collectives distinctes »[1]. Se basant sur un tissu relationnel horizontal et vertical permettant de se situer dans un univers professionnel, expérience que la plupart d’entre nous faisons, l’identité peut se muer en identification ou en détachement, entraînant un investissement de soi dans l’entreprise ou une défection. C’est dans ce cadre de reconnaissance identitaire auquel s’attache l’écheveau des relations de pouvoir que naissent les représentations et les idéaux professionnels formant une mythologie restreinte au groupe de personnes en liens. Qu’un chef d’entreprise soit charismatique ou particulièrement juste ou immensément fortuné, bref qu’il se dénote d’une manière ou d’une autre dans un domaine reconnu socialement, son empreinte restera de manière durable dans les annales de sa société. A son décès, bien après avoir pris sa retraite, il aura le bonheur posthume de voir nombre de ses anciens collaborateurs se presser à son enterrement. La tristesse sera évidemment de mise mais ce sera à n’en pas douter un moment de partage de souvenirs et de reconnaissances mutuellement consenties qui constituera l’essentiel de cet instant….. (suite à lire dans Revue administrative 2011, Paris,
No ?) par C. Vuilleumier
[1] R. Sainsaulieu, 1977, L’identité au travail, 2ème édition 1985, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques.
par cvuilleumier | 5 Mar 2012 | Histoire
Investigations historiques souterraines / Historical investigations underground
Une nouvelle recherche nous a été confiée par une entité publique. Elle vise à mettre en lumière l’histoire pour le moins anarchique de structures souterraines datant du XIXème siècle. La tâche nécessite tant une investigation historique courante dans les archives à disposition qu’une recherche in situ devant permettre de dégager des éléments de compréhension. Aux confins de l’histoire et de l’archéologie, l’enquête se heurte en premier lieu aux « on dit » et aux croyances locales en cours depuis plusieurs décennies. 
Il s’avère en l’occurrence que le site est un lieu de projection des fantasmes de plusieurs générations. Souterrains initiatiques où les adolescents sont venus se faire peur durant près d’un siècle et où certains ont d’ailleurs trouvé la mort dans des accidents tragiques, ces galeries entrent dans une légende locale comme un lieu mystérieux et dangereux, abandonnées de tous, si ce n’est de quelques marginaux, voire de criminels en tous genres. De fait, ces cavernes ont été oubliées avec le temps au point tel que personne ne sait plus dire le vrai du faux, ni n’en connaît l’étendue exacte.
New research has been entrusted by a public entity. It aims to highlight the story to say the least anarchic underground structures dating from the nineteenth century. The task requires both a historical investigation in the current archives available only to enable in situ research to identify elements of understanding. To the confines of history and archeology, the survey primarily for hours « they say » and local beliefs in progress for several decades. It turns out that in this case the site is a projection of fantasies of many generations. Initiation or underground teens came to be afraid for nearly a century and where some were also killed in tragic accidents, these galleries are entering a local legend as a mysterious and dangerous, abandoned by all, if this is some marginal and criminals of all kinds. In fact, these caves have been forgotten over time to the point where no one knows tell right from wrong, nor knows its exact extent.

Successions de galeries, de salles jonchées des restes de visites sauvages menées un siècle durant, d’éboulis et de passages incertains, nous accédons dans une salle cathédrale d’une quinzaine de mètres de hauteur, au plafond en ogive se perdant dans une paroi de tuf dont la lumière de nos maigres torches électriques ne parvient pas à embrasser l’ensemble. L’impression est dantesque pour le moins, des galeries aboutissent dans le vide dans la hauteur des parois et laissent deviner des niveaux supérieurs ; dans le lointain nous percevons l’écho d’un éboulis en cours.
Succession of galleries, rooms littered with the remains of wild visits conducted over a century, and talus passages uncertain, we enter a room cathedral of fifteen meters high, arched ceiling is lost in a wall tuff which the light of our meager flashlights fails to embrace the whole. The print is daunting to say the least, galleries lead into the void in the wall height and hint at higher levels, in the distance we hear the echo of a landslide in progress.
L’exploration continue et se révèle hasardeuse. La géologie du terrain, un tuf instable certes consolidé de manière ponctuelle, laisse un sentiment de sécurité mitigé. Au gré de la progression, les chutes de pierres n’ont de cesse d’accroître la tension. Nous obtenons vite confirmation que la structure souterraine se développe sur plusieurs niveaux lorsque nous parvenons à un escalier usé et mal aisé. Il mène à un réseau de salles dont nous faisons le tour. Nous décidons d’un second passage et voilà que dans une pièce obscure se dévoile une anfractuosité restée cachée dans un premier temps puisqu’en hauteur.
The exploration continues and proves hazardous. The geology of the terrain, an unstable course tuff consolidated in a timely manner, leaving a mixed feeling of security. At the discretion of the progression, falling rocks are constantly increasing the tension. We quickly get confirmation that the underground structure develops on several levels when we come to a staircase badly worn and easy. It leads to a network of rooms where we go around. We decide on a second pass and now in a dark room reveals itself remained hidden in a crevice first since height.
Décision est prise rapidement d’atteindre cette nouvelle cavité pour en mesurer l’étendue. Après s’être hissé de quelques mètres, quelle n’est pas notre surprise lorsque à la lumière de nos torches et de notre lampe à gaz apparaît une nouvelle salle cathédrale aussi vaste que la précédente mais dont une partie du plafond s’est écroulée. Naturellement, nous cessons de parler pour chuchoter de peur de provoquer une catastrophe. Est-ce le chaos géologique des lieux ou le naturel humain projetant dans cet environnement surréaliste quelques chimères chtoniennes, nous avançons respectueusement vers un accès travaillé par la main de l’homme ? J’avoue me surprendre alors à penser à regret à la douce quiétude des archives et aux longues heures d’études confortablement assis devant des manuscrits.
Decision is made quickly to reach this new cavity to measure its extent. After cresting a few meters, which is not our surprise when in the light of our torches and our gas light appears a new cathedral hall as large as the previous but one part of the ceiling collapsed. Naturally, we keep talking to whisper for fear of provoking a catastrophe. Is it chaos or geological sites projecting the natural human environment in this surreal underworld few chthonic chimeras, we respectfully suggest to access worked by the hand of man? I confess to surprise me while thinking about regret to the quieting of the archives and study long hours sitting in front of the manuscripts.

Suite au prochain numéro !
Following the next issue!
par C. Vuilleumier
par cvuilleumier | 4 Mar 2012 | Histoire

Un jet de lumière sur des documents dissimulés depuis tellement de siècles. On aimerait en savoir plus.
http://www.luxinarcana.org/en/documenti/
par C. Vuilleumier
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