Allemagne nazie. Hugo Boss et BMW brisent un tabou

Par le biais d’une enquête demandée à un historien, les héritiers de la famille Quandt, propriétaire de BMW, et ceux de Ferdinand Hugo Boss brisent le tabou sur leur passé nazi.

 Voir (http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/allemagne-nazie-hugo-boss-et-bmw-brisent-un-tabou-29-09-2011-1446563.php)

Soixante-dix ans après, deux grands noms de l’économie allemande tentent de solder les comptes de leur passé nazi: la famille Quandt, richissime propriétaire de BMW et la griffe de prêt-à-porter Hugo Boss. Loin d’être une «victime des nazis», comme il a voulu le faire croire à la sortie de la guerre, Günther Quandt, patriarche d’une des familles les plus riches d’Allemagne, «faisait partie du régime», assène le rapport commandé à un historien indépendant. Publiée fin septembre, l’enquête de Joachim Scholtyseck écorne sérieusement l’image du fondateur de cet empire industriel et de ses fils, Herbert et Harald. Dans ses usines, Günther Quandt a exploité parfois jusqu’à la mort plus de 50.000 travailleurs forcés, prisonniers de guerre et de camps de concentration, pour fabriquer armes et batteries indispensables à Hitler.

Son ex-femme a épousé Goebbels

Entrepreneur «sans scrupules», il a prospéré pendant le nazisme, en profitant pour spolier des entrepreneurs juifs et transformer son affaire en empire industriel. Il était, certes, en froid avec Joseph Goebbels, mais pour des motifs personnels: après leur divorce, sa femme Magda avait épousé le chef de la propagande d’Hitler et élevait leurs enfants auprès de lui. Son fils Herbert, l’une des figures du patronat allemand lors du «miracle économique» de l’après-guerre, en prend aussi pour son grade. Il a eu recours à des travailleurs forcés alors qu’il dirigeait l’une des entreprises du groupe à Strasbourg et, à la fin de la guerre, il a même chapeauté la construction d’un baraquement pour des prisonniers de camps de concentration à Sagan, dans l’actuelle Pologne, révèle l’historien. Forts de ce travail, les petits-enfants Quandt, à la tête d’une fortune estimée à 20milliards d’euros, parlent aujourd’hui d’exercice «de transparence» et expriment leurs «regrets profonds» du travail forcé, mais ne se résolvent pas à condamner leur grand-père. «Nous aurions aimé qu’il soit différent», a déclaré Gabriele Quandt, au journal Die Zeit.

Des uniformes aux SS

Du côté d’Hugo Boss, pas d’histoire de famille mais le souci de couper court aux «déclarations vagues sur son passé». Une rumeur embarrassante voulait que son fondateur fût le «couturier préféré» d’Hitler. Ferdinand Hugo Boss  a bien fourni le parti nazi en chemises brunes, dès 1924. Après la crise de 1929, il a adhéré au parti, et pas seulement pour pouvoir fournir la Wehrmacht et les SS en uniformes. Pour solder le passé, le fabricant de prêt-à-porter a «présenté ses profonds regrets» d’avoir employé 140 travailleurs forcés, dont une majorité de femmes et 40 prisonniers de guerre français.

par le Télégramme.com, 29/09/2011

Colloque historique Prévenir et guérir dans un siècle de violence : L’Oeuvre de Secours aux Enfants par-delà les frontières

 

Lundi 11 juin 2012,
de 9h30 à 18h00
Ecole Militaire, amphithéâtre Foch,
1, place Joffre, 75007 Paris

Programme

> 9h30 – 10h00 : Ouverture
• Jean-François Guthmann, Président de
l’OSE
• Alain Blum, Directeur du Centre d’études
des mondes russe, caucasien et centreeuropéen, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales/CNRS
• Joseph Zimet, Chargé de mission, Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, Ministère de la Défense

> 10h00 – 11h15
Première séance : La naissance de l’OZE
Présidente
• Catherine Gousseff, CNRS

Intervenants
• Michael Beizer, Université Hébraïque de Jerusalem, L’émergence de l’OSE : contexte
historique et idéologie.
• Gary Pozin, Saint-Peterburg State University, Les fondateurs de l’OZE.

> 11h15 – 11h30 : Pause
> 11h30 – 12h30
Deuxième séance : Les tribulations de l’OZE
Présidente
• Katy Hazan, historienne

Intervenants
• Rakefet Zalashik, Temple University, Expansion et fonctionnement de l’OZE-OSE.
• Nadav Davidovitch, Université Ben Gourion, Le cas du TOZ en Pologne.

> 12h30 – 14h00 : Pause
Pause café dans le Pavillon Joffre à 14H.

> 14h30 – 16h15
Troisième séance : L’OSE face à la montée du nazisme
Présidente
• Catherine Nicault, Université de Reims

Intervenants
• D aniela Gauding, Centrum Judaicum, Le soutien de l’OSE en Allemagne aux réfugiés
juifs d’Europe de l’Est (1925-1930).
• Misha Mitsel, AJJDC Archives,
• Sabine Zeitoun, historienne, L’Entraide médicale : le secours aux médecins par
l’OSE en France (1933-1945).
> 16h15 – 16h30 : Pause

> 16h30-17h30
Quatrième séance : Réponses à la Shoah
à travers le monde
Président
• Yves Ternon, historien.
Intervenants
• Laura Hobson Faure, Université Sorbonne Nouvelle, La branche américaine de l’OSE
aux Etats-Unis face à la Shoah.
• Ariel Danan, Alliance Israélite Universelle, Régénérer les Juifs du Maroc et de Tunisie :
la coopération entre l’OSE et l’AIU après la Seconde Guerre mondiale.
> 17h30 – 18h00 : Clôture

Noms de famille dans le passé

Les noms de famille font l’objet bien fréquemment d’erreurs d’orthographe, les greffiers, secrétaires et autres scribes rédigeant les noms, se référant aux consonances !

Ci-dessous, un exemple parlant provenant du XVIIIème siècle à propos d’une famille qui m’est proche.

Registre du Conseil, Genève, 1783, folio 923

par Christophe Vuilleumier

Archives d’entreprises

La richesse des archives dans le Jura

Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est pour la première fois présent au SIAMS. Cette association a pour objectif de sensibiliser le monde industriel de l’Arc jurassien à l’enjeu que représente la préservation des archives d’entreprises.

lire la suite de l’article dans:

http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/region/la-richesse-des-archives

par Journal du Jura.ch

Carnets de recherches 27/04/2012

….Suite

Le complexe souterrain supérieur s’étend de manière aléatoire. J’empreinte une galerie exigüe qui mène rapidement vers un cul-de-sac. Dans une autre galerie, nous trouvons deux structures au sol circulaires dont l’usage nous échappe complètement pour le moment. Le peu de lumière rend difficile la prise de clichés mais nous shootons en espérant…

The higher underground complex extends at random. I walk along a cramped gallery that quickly leads to a cul-de-sac. In another gallery, we find two circular structures on the ground whose use eludes us completely for now. The little light makes it difficult to take pictures but we shootons, hoping …

Il commence à être temps de rebrousser chemin car nos lampes touchent à leur terme lorsque nous nous rendons compte que nous sommes complètement désorientés dans ce labyrinthe. Nous empruntons alors un accès qui donne sur un escalier redescendant. Ce dernier pourrait nous conduire aux étages inférieurs, vers la sortie. L’angoisse monte car nous sentons le gaz carbonique augmenter, quelques marches plus bas, nous n’avons d’autre choix que de nous arrêter car l’escalier est coupé et donne sur un vide d’une quinzaine de mètres. Une poutrelle de fer à trois mètres barre l’espace devant nous et nous laisse imaginer le plancher qui devait exister jadis.

It’s about time to turn back for our lamps are coming to an end when we realize that we are completely disoriented in the maze. Then we take one which gives access to a staircase going down. This could lead us to lower floors to the exit. Anxiety mounts as we feel the carbon dioxide increase, a few steps down, we have no choice but to stop because the staircase is cut and overlooks a vacuum of about fifteen meters. A beam of iron bar three meters of space in front of us and lets us imagine the floor that had to exist previously.

Après un bref topo de la situation, nous repartons sur nos pas, je note au passage d’un coude quelques échelons métalliques à 4 mètres de haut menant vers une galerie dont on devine les bords. Un quatrième niveau existerait-il ? Impossible en l’état de tenter quoi que ce soit, nous commençons à fatiguer, la lumière baisse de plus en plus et nous manquons de matériel pour s’attaquer à cette paroi. Nous accédons enfin à la structure basse qui nous paraît alors bien accueillante par rapport à ce que nous venons de voir. Curieux tout de même ce relativisme situationnel, les premiers pas de notre périple souterrain étaient pourtant incertains !

After a brief topographical situation, we leave our steps, I note in passing a bend some metal levels to 4 meters high leading to a gallery where we guess the edges. A fourth level would there be? Impossible in the state to try anything, we begin to tire, the lights dim and increasingly we lack equipment to deal with this wall. Finally we access to the low structure that seems so very friendly compared to what we just saw. Curious still situational relativism, the first steps of our journey was yet uncertain underground!

Nous retraversons les corridors inférieurs en traversant la salle la plus sinistre des lieux, puisque sur les murs ont été inscrits il y a une soixantaine d’années les épitaphes de plusieurs personnes décédées dans ces corridors obscures. Curieux, quatre morts en trois ans et à lire les inscriptions, on devine qu’ils appartenaient tous à la même bande de copains. Mon père avait alors une dizaine d’années, je ne pense pas qu’il les ait connu.

We cross the lower corridors across the room the most sinister places, since the walls were placed there sixty years the epitaphs of several people who died in these dark corridors. Curious, four dead in three years and to read the inscriptions, we guess that they all belonged to the same group of friends. My father was then a decade, I do not think he’s ever known.

To be continued

par Christophe Vuilleumier

 

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