Colloque: La prison ancienne et moderne – Neuchâtel 28 novembre 2015
Le 5 mai 1315, le vidomne rendait un jugement en faveur de la corporation des charpentiers genevois. Dès lors, ce métier et plus généralement les arts concernant le bois allaient être organisés de manière professionnelle.
Les magisters du bois de la confrérie de Sainct Blays et saincte Anneallaient traverser les siècles et connaître la réforme de Calvin qui devait modifier complètement leur organisation. Mais, si les saints avaient disparu, Dieu demeurait, tout comme les rabots des menuisiers, les faux des moissonneurs ou les couteaux des bouchers. Époque du temps lent s’écoulant au gré des saisons, du geste ancestral répété encore et toujours, de mots prononcés dans le vent, ère
d’un savoir oral, d’une connaissance manuelle, le vieux transmettant au jeune sa sagesse et la science de son art, toute la mémoire de ses prédécesseurs, les artisans du bois allaient connaître leur premier règlement «moderne», aux consonances étrangement contemporaines, en 1635.
S’approvisionnant au port au bois de Genève, les charpentiers allaient se spécialiser au gré du temps, devenant menuisiers, ébénistes ou encore parqueteurs.
Au XIXe siècle, ils allaient, sous la pression démographique et les évolutions politiques, resserrer les liens associatifs et former une structure professionnelle mêlant patrons et ouvriers, maîtres et apprentis. Confrontés à l’austérité de la Grande Guerre, plongés dans les affres des conflits syndicaux des années 1930 qui secouèrent Genève et finalement soumis à la crise de la Seconde Guerre mondiale, les artisans du bois parvinrent à maintenir leur cohésion jusqu’à nos jours.
Héritiers d’une tradition vieille de plus de 700 ans, légataires d’une association professionnelle constituée il y a un siècle, les métiers de l’art du bois constituent au XXIe siècle l’une des branches les plus actives du monde professionnel genevois.
par C. Vuilleumier
Revue de presse:
« Le gGmb fête ses 125 ans » in L’industriel du bois (14.01.2016)
« Un bel anniversaire » in Entreprise romande (15.01.2016)
« Des livres à offrir » in Le Chênois (24.12.2016)
« Cent vingt-cinq ans de métiers du bois a Genève » in Entreprise romande (18.12.2016)
« UNE ANNÉE DE JUBILÉ » in L’extension (14.12.2016)
« Une semaine, un livre » in Confédéré (27.11.2016)
publié aux éditions Slatkine: http://www.slatkine.com/fr/editions-slatkine/69044-book-07210646-9782832106464.html
La Première Guerre mondiale ne se déroula pas uniquement sur les champs de bataille. Elle se développa, de manière insidieuse, dans les pays neutres, sous des formes moins sanglantes mais tout autant efficaces. La Suisse, à proximité immédiate des pays en guerre, parfois à quelques centaines de mètres des affrontements, allait être un terrain particulièrement propice pour l’espionnage. Allemands, Français, Anglais, Autrichiens, Turcs, tous développèrent des réseaux de renseignements sur le territoire helvétique, organisant à certaines occasions des opérations militaires entre Zurich et Genève.
Industriels suisses impliqués dans l’économie de guerre, tel Jules Bloch dont le train cheminait sans cesse de Bienne à Genève, chargé de fusées d’obus, Nachrichtenoffizier, comme Hans Shreck, chef du contre-espionnage allemand qui allait être arrêté par la police fédérale avant d’être exfiltré de la clinique dans laquelle il était interné, ou simples agents recrutés parmi la population locale, les espions allaient devenir une hantise dont les Suisses conservent un vague souvenir sans pourtant se rappeler les événements qui défrayèrent les chroniques cinq années durant.
L’historien Christophe Vuilleumier présente dans La Suisse face à l’espionnage, 1914-1918 un aspect peu étudié de la Première Guerre mondiale. Interview. (Payot 20 février 2015):
http://www.payot.ch/fr/dossiers-d’actualite/actualit-eacute-du-livre/la-suisse-la-guerre-et-l-espionnage
par C. Vuilleumier
Phnom Penh tomba le 17 avril 1975. Les chars du Nord-Vietnam, frappés de l’Etoile d’or sur fond rouge, enfoncèrent les grilles du Palais présidentiel de Saïgon le 30 avril. A quelques jours près, l’ancienne Indochine disparut définitivement. Au Laos, le Pathêt Lao prit le pouvoir en déposant la monarchie le 29 novembre de la même année.
Les CHRONIQUES DE LA ROUTE MANDARINE, sont éditées par Indo Editions, Paris ( www.indoeditions.com) en perspective du quarantième anniversaire de la fin de la Guerre du Vietnam, en 2015.
La période relatée dans ces souvenirs, d’un ancien délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Vietnam et au Laos, a été très particulière et circonscrite dans le temps. Au travers d’individualités extraordinaires relatées, du Premier ministre Pham Van Dong à l’enfant-poussière de Saïgon, c’est un peu l’histoire politique, sociologique et militaire entourant la fin de la Guerre du Vietnam, en avril 1975, et ses suites immédiates qui sont évoquées ici.
Les pays de l’ancienne Indochine étaient fermés, enfermés aussi. Les observateurs n’étaient guère nombreux là-bas, dans les années quatre-vingt, à voir et pouvoir dire.
par M. Michaël Flaks
La frontière entre la Haute-Savoie et la Suisse, en particulier Genève, a été un enjeu durant toute la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’en 1942, la Haute-Savoie, libre d’occupants, est l’unique territoire français ayant une ouverture sur une démocratie. Tout au long du conflit des réfugiés et des fugitifs, par milliers, tentèrent de rejoindre la Confédération, généralement avec l’aide de passeurs. Les occupants, Italiens, puis Allemands, tentèrent de maîtriser les flux de personnes, de marchandises. Les résistants, pour qui Genève était une sorte de base arrière, y trouvaient informations, fonds et soutiens.
C’est de l’importance de la frontière, des difficultés posées à ceux qui tentèrent de la franchir, au rôle de ceux qui tentèrent de s’affranchir des barbelés qu’est consacrée cette nouvelle publication de La Salévienne.
par Claude Barbier
Il y a deux cents ans, avec la chute de Napoléon, l’Europe redessinait ses contours. Il y a deux cents ans, le Pays de Vaud aurait pu ne pas devenir un canton et retomber sous la domination bernoise.
Un colloque à ne pas manquer du 27 au 29 novembre 2014 au Casino de Montbenon et au Palais de Rumine, à Lausanne, avec vingt-six intervenants et la présence du Conseiller d’Etat, Pierre-Yves Maillard.
Le 18 novembre 2014, le vernissage du livre « Ombres et lumières du Bois-Mermet, Histoire d’une prison lausannoise (1905-2015) » se déroulait au Musée Historique de Lausanne avec la participation de Mme la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux, de M. le syndic de la Ville de Lausanne Daniel Brélaz et de la cheffe du Service pénitentiaire, Mme Sylvie Bula.
Un certain nombre d’article de presse ont évoqué cette publication.
La Télé – Actualités en direct / 24 heures / Rouge FM – Blog de la rédaction / ATS / Infoclio
voir la critique du livre sur Criminocorpus
En 2014, la presse du canton de Vaud en Suisse annonçait la prochaine fermeture de la prison cantonale de Lausanne, le Bois-Mermet. Ancienne prison de district ouverte en 1905, principalement destinée aux détenus en préventive, elle a fait l’objet d’une précieuse monographie de l’historien Christophe Vuilleumier, Ombres et lumières du Bois-Mermet, Histoire d’une prison lausannoise (1905-2015), publiée aux éditions Infolio en 2014 et illustrée des photographies de Laurent Kaeser. Une postface rédigée par Béatrice Métraux, cheffe du Département des institutions et de la sécurité du canton de Vaud, qualifie ce bâtiment « d’emblématique », « aux beautés architecturales insoupçonnées ». Madame Métraux exprime le souhait que « ce patrimoine ne passera pas aux oubliettes » et que la prison désaffectée continuera de jouer un rôle majeur dans l’éco-quartier Métamorphose projeté par la municipalité de Lausanne.
par Jean-Claude Vimont, maître de conférences, Uni. Rouen
L’académie du renseignement, en partenariat avec la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) et l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM) du ministère de la Défense organise, le 26 novembre 2014 à l’Ecole militaire, un colloque scientifique public sur le thèmeEspionnage et renseignement dans la Première Guerre mondiale.
Labellisé par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, ce colloque, associant grands témoins contemporains du monde du renseignement, universitaires et chercheurs français et étrangers de renom, veut rendre hommage au métier de l’ombre qu’est le renseignement, durant une période – celle de la Grande Guerre – particulièrement riche pour son étude.
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?laref=610
par Mémoire des Hommes
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