Carnets de recherches 27/04/2012

….Suite

Le complexe souterrain supérieur s’étend de manière aléatoire. J’empreinte une galerie exigüe qui mène rapidement vers un cul-de-sac. Dans une autre galerie, nous trouvons deux structures au sol circulaires dont l’usage nous échappe complètement pour le moment. Le peu de lumière rend difficile la prise de clichés mais nous shootons en espérant…

The higher underground complex extends at random. I walk along a cramped gallery that quickly leads to a cul-de-sac. In another gallery, we find two circular structures on the ground whose use eludes us completely for now. The little light makes it difficult to take pictures but we shootons, hoping …

Il commence à être temps de rebrousser chemin car nos lampes touchent à leur terme lorsque nous nous rendons compte que nous sommes complètement désorientés dans ce labyrinthe. Nous empruntons alors un accès qui donne sur un escalier redescendant. Ce dernier pourrait nous conduire aux étages inférieurs, vers la sortie. L’angoisse monte car nous sentons le gaz carbonique augmenter, quelques marches plus bas, nous n’avons d’autre choix que de nous arrêter car l’escalier est coupé et donne sur un vide d’une quinzaine de mètres. Une poutrelle de fer à trois mètres barre l’espace devant nous et nous laisse imaginer le plancher qui devait exister jadis.

It’s about time to turn back for our lamps are coming to an end when we realize that we are completely disoriented in the maze. Then we take one which gives access to a staircase going down. This could lead us to lower floors to the exit. Anxiety mounts as we feel the carbon dioxide increase, a few steps down, we have no choice but to stop because the staircase is cut and overlooks a vacuum of about fifteen meters. A beam of iron bar three meters of space in front of us and lets us imagine the floor that had to exist previously.

Après un bref topo de la situation, nous repartons sur nos pas, je note au passage d’un coude quelques échelons métalliques à 4 mètres de haut menant vers une galerie dont on devine les bords. Un quatrième niveau existerait-il ? Impossible en l’état de tenter quoi que ce soit, nous commençons à fatiguer, la lumière baisse de plus en plus et nous manquons de matériel pour s’attaquer à cette paroi. Nous accédons enfin à la structure basse qui nous paraît alors bien accueillante par rapport à ce que nous venons de voir. Curieux tout de même ce relativisme situationnel, les premiers pas de notre périple souterrain étaient pourtant incertains !

After a brief topographical situation, we leave our steps, I note in passing a bend some metal levels to 4 meters high leading to a gallery where we guess the edges. A fourth level would there be? Impossible in the state to try anything, we begin to tire, the lights dim and increasingly we lack equipment to deal with this wall. Finally we access to the low structure that seems so very friendly compared to what we just saw. Curious still situational relativism, the first steps of our journey was yet uncertain underground!

Nous retraversons les corridors inférieurs en traversant la salle la plus sinistre des lieux, puisque sur les murs ont été inscrits il y a une soixantaine d’années les épitaphes de plusieurs personnes décédées dans ces corridors obscures. Curieux, quatre morts en trois ans et à lire les inscriptions, on devine qu’ils appartenaient tous à la même bande de copains. Mon père avait alors une dizaine d’années, je ne pense pas qu’il les ait connu.

We cross the lower corridors across the room the most sinister places, since the walls were placed there sixty years the epitaphs of several people who died in these dark corridors. Curious, four dead in three years and to read the inscriptions, we guess that they all belonged to the same group of friends. My father was then a decade, I do not think he’s ever known.

To be continued

par Christophe Vuilleumier

 

Les archives d’entreprise: contrainte ou patrimoine identitaire ?

Lorsque l’on entame un travail d’archivage pour un corps de documents hétérogènes dont le propriétaire ne s’est guère soucié pendant des décennies, l’opportunité est donnée de faire véritablement un acte de création. Le démiurge qu’est alors l’archiviste doit faire preuve à ce moment de multiples talents. Patient, communicateur, stratège, technicien, leader et conscient des réalités du propriétaire, il lui faut convaincre tout en entamant son travail de mise à plat des informations. Il lui faut avant tout tenir compte des enjeux de son employeur, de ses attentes qui se déclinent en termes d’efficacité, d’argent et d’efficience ainsi qu’en termes patrimoniaux, bien que cet aspect soit le plus souvent marginal.

Le producteur de documents recherche l’efficacité afin d’améliorer son fonctionnement et son rendement mais il est également tenu de conserver une masse de papier, qui lui semble parfois indistincte, pour des raisons légales ou d’usage. Selon la taille de l’entreprise, publique ou privée, le défi peut se révéler particulièrement complexe, le volume de documents à maîtriser étant énorme. C’est évidemment une problématique de stockage auquel l’archiviste est alors confronté tout autant que de localisation de l’information. Cependant, après avoir utilisé les outils archivistiques éprouvés et reconnus, l’archiviste parvient à un résultat sur lequel il doit communiquer. Gains de place et de temps générant des coûts à la baisse, identifications des informations recherchées par les collaborateurs de l’entreprise, simplification des procédures internes de gestion des documents, tout un florilège d’améliorations et de progrès qui constitue un atout fondamental dans la stratégie de l’information de n’importe quelle entité. C’est en cela que l’archiviste représente une valeur ajoutée pour l’entreprise qui entend conserver non seulement la maîtrise de ses flux d’information mais qui souhaite également protéger sa mémoire et son histoire.

La dimension patrimoniale s’éloigne bien évidemment du simple contexte opérationnel d’un quotidien bien huilé pour confiner à des questionnements éthiques, historiographiques et philosophiques. Pratiquement, il est presque inenvisageable de demander aux collaborateurs actifs à des niveaux opérationnels de se soucier de cet aspect, tant pour des raisons de temps et de cahier des charges que d’intérêt. Il faut dès lors se tourner vers les cadres et attirer leur attention sur ces questions en profitant du crédit et de la confiance obtenue grâce aux résultats du travail archivistique.

Logiquement plus sensibles à l’aspect patrimonial, certains dirigeants d’entreprise voient dans cette problématique un champ de références composant une part importante de l’image de marque de leur société, pour laquelle des efforts importants peuvent être consentis par le biais d’un marketing plus ou moins agressif. Que seraient la marque Cartier sans Cartier Bresson et son esprit savamment entretenu par une publicité luxueuse, ou Ford dont chacun a pour représentation cette photographie mondialement connue de chaîne de montage des années 30?

Mais au-delà de la dimension purement commerciale attachée au patrimoine d’entreprise réside un autre facteur, celui de l’identité ! Pour R. Sainsaulieu, l’identité professionnelle se définit comme la « façon dont les différents groupes au travail s’identifient aux pairs, aux chefs, aux autres groupes, l’identité au travail est fondée sur des représentations collectives distinctes »[1]. Se basant sur un tissu relationnel horizontal et vertical permettant de se situer dans un univers professionnel, expérience que la plupart d’entre nous faisons, l’identité peut se muer en identification ou en détachement, entraînant un investissement de soi dans l’entreprise ou une défection. C’est dans ce cadre de reconnaissance identitaire auquel s’attache l’écheveau des relations de pouvoir que naissent les représentations et les idéaux professionnels formant une mythologie restreinte au groupe de personnes en liens. Qu’un chef d’entreprise soit charismatique ou particulièrement juste ou immensément fortuné, bref qu’il se dénote d’une manière ou d’une autre dans un domaine reconnu socialement, son empreinte restera de manière durable dans les annales de sa société. A son décès, bien après avoir pris sa retraite, il aura le bonheur posthume de voir nombre de ses anciens collaborateurs se presser à son enterrement. La tristesse sera évidemment de mise mais ce sera à n’en pas douter un moment de partage de souvenirs et de reconnaissances mutuellement consenties qui constituera l’essentiel de cet instant….. (suite à lire dans Revue administrative 2011, Paris,

No ?)                                                                                                                     par C. Vuilleumier


[1] R. Sainsaulieu, 1977, L’identité au travail, 2ème édition 1985, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques.

Nouvelle publication

« Le combat singulier, sous forme de duel, n’a cessé de fasciner au cours des âges », le ton de cet ouvrage, qui recueille les articles issus des conférences proposées lors du colloque sur le duel des 7 et 8 mai 2010 à Morges, est donné. Des Celtes à la Mensur, toutes les périodes sont évoquées par des spécialistes. A lire absolument.

Duel et combat singulier en Suisse romande, de l’Antiquité au XXème siècle, éd. Cabédita, 228 p, Bière, 2012

par C. Vuilleumier

 

 

Les sorcières de Chêne-Bougerie en 1498

Il existe sur le territoire de Chêne-Bougerie, dans le canton de Genève, un chemin nommé « Chemin des Buclines ». Est-ce là le nom issu d’un lieu-dit ? Quoi qu’il en soit, l’étymologie de ce nom est inexistante, tant en latin qu’en vieux français ou en patois savoyard. Il faut plutôt attribuer l’origine de ce nom à la famille Buclin. Cette famille suisse apparaît dès 1648 à Rolle et dès 1750 à Nyon[1]. Il semblerait que de nombreuses branches aient émigrés en France et plus particulièrement en Savoie dans les siècles précédents. On trouve ainsi des membres de cette famille à Genève au XVIème siècle, comme le démontre le témoignage suivant :

Ont conparust la Bucline (Blanc), esquelles ont esté faict remontrance pource que, en portent et servant les masson ex terraux, il chante chanson deshonnestes. L’on leur a faict fort bonne remontrance. Interroguer de l’orayson, n’ont pas tropt bien ditz[2].

Il s’agit de Pernette, veuve de Pierre Buclin, chapelier. Veuve en 1533, elle habitait la rue des Belles-filles lorsqu’elle mourut en 1553. Notons également l’existence d’Aimé Buclin, boucher et citoyen de Genève mort en 1561 à 80 ans. Le nom de « Bucline » viendrait donc de la féminisation de ce nom de famille, usage courant aux siècles passés lorsque l’on parlait d’une femme.

C’est sur le territoire de Chêne que demeuraient dans la deuxième partie du XVème siècle deux femmes de cette même famille Buclin, mère et fille. Et c’est dans une procédure judiciaire que ces deux femmes apparaissent. En 1498, le vice-inquisiteur Jean Guynod[3] mène effectivement une enquête contre les Buclines, enquête enregistrée par le notaire Jean Butin qui prend note des témoignages. Malheureusement, le procès-verbal de l’instruction est incomplet et de nombreux détails nous manquent. La première partie nous indique :

Anno domini millesimo quatercentesimo Ixxxxviii et die xviii mensis novembris, existens et personaliter constitutae Glaudia (….) circum haec loca (villa Quercus), relicta Johannis Buclin et Anthonia filiam Glaudia pro crimine heresis, de mandato reverendi patris fratris Johannis Guynodi sacre pagine doctoris, ordinis fratrum predicatorum conventus Palacii, in civitate et diocesi Gebennensi contra hereticam pravitatem viceinquisitoris generalis apostolica auctoritate deputati, captae deque eodem crimine notatae, suspectae vehementer et diffamatae voce et fama publica refferentibus, coram prefato domino viceinquisitore, deinde eius medio juramento ad sancta Dei euvangellia in ipsis domini manibus tacta prestito, interrogata[4]

« L’an du Seigneur 1498, le 18 du mois de novembre, comparurent personnellement pour crime d’hérésie Claudia des environs de Chêne, veuve de Jean Buclin et Anthonia, fille de Claudia, par suite du mandat du révérend père Jean Guyod, frère, docteur en théologie de l’ordre des frères prêcheurs du couvent du Palais, Vice-inquisiteur général député par l’autorité apostolique à l’encontre de la perversité hérétique au sein de la ville et diocèse de Genève, lesquelles furent emprisonnées  pour ce même crime après avoir été grandement suspectées et diffamées par la voix et la rumeur publiques. Après avoir prêté serment sur les Saints Évangiles de Dieu et tenus par le Vice-inquisiteur, il l’interrogea en présence de tous…. »

Il s’agit d’une poursuite en justice contre une mère et sa fille considérées comme hérétiques. Cette affaire n’est pas exceptionnelle. Le Pays de Vaud, Genève et l’ensemble de l’Arc lémanique ont été soumis à une importante répression de la part de l’inquisition durant près de trois siècles, entre le XVème et le XVIIème siècle, à l’égard de la sorcellerie. Deux milles personnes environ furent ainsi exécutées en terres vaudoises au cours de cette période. C’est entre 1580 et 1620 que la lutte contre les hérétiques, sorcières et empoisonneuses fut la plus dure avec près de vingt-cinq exécutions capitales par année. La Suisse a été particulièrement marquée par la répression contre la sorcellerie, non seulement parce que c’est dans ce pays qu’elle a duré le plus longtemps mais encore par le nombre de personnes accusées de tels crimes en proportion de sa population. On se souviendra que, Anna Göldi, la dernière sorcière européenne, fut mise à mort à Garis en 1782. La Suisse a ainsi brûlé deux fois plus de « suppôts du diable » que l’Allemagne, dix fois plus que la France, cent fois plus que l’Italie, c’est dire l’importance de ce phénomène. A noter également que soixante à septante pour cent des victimes furent des femmes[5]. Genève voit 222 procédures judiciaires se dérouler entre 1520 et 1681, touchant 337 personnes. La répression, dans cette atmosphère eschatologique, s’accentue lors des périodes de peste, notamment de 1557 à 1636 ainsi qu’en 1615. Sur le nombre de sorciers et de sorcières, dont 71% furent des femmes, 21% furent exécutées par la corde et les flammes[6].

« Deux sorcières » de Hans Baldung (1523)

Les documents qui nous occupent sont malheureusement trop altérés mais c’est bien de sorcellerie dont ces deux femmes furent accusées. Un passage nous livre le témoignage suivant :

Interrogata quid faciebant de ossibus puerorum in synagogis portatorum, Glaudia dicit et confitetur quod reponebant in illo igne et faciebant pulveres ad faciendum mori gentes et animalia et maleficiandum[7].

« Interrogée sur ce qu’ils faisaient des os des enfants apportés à la synagogue, elle dit et confessa qu’on les déposait dans le feu et qu’ils en faisaient des poudres pour faire mourir personnes et animaux ainsi que pour faire des maléfices. »

Et encore :

… et die jovis post testis fuit infirmus quadam gravi infirmitate sic quod recepit sacramenta ecclesie, et tandem aliquantulum convaluit …. Quinque anni quodam semel vitula testis fuit infirma …. Super indiciis dicit quod ipse testis quodam semel dici audivit a Etienna uxore Johannes Boucheres quod ipsa delata occiderat filium ipsius Boucheres arte demonis, et dicebat quod erat heretica. Causam reddens per ea que dixit[8].

« Et le jeudi suivant, le témoin fut atteint d’une grave maladie, à tel point qu’il reçut les sacrements de l’Église, pourtant il se rétablit …. il y a cinq ans, sa génisse tomba malade… Comme indice, il dit avoir ouï dire une fois par Etienna, femme de Jean Boucher, que l’accusée avait tué le fils de Boucher grâce à l’art démoniaque ; elle disait aussi qu’elle était hérétique. Il se justifie par ce qu’il a dit. »

Il est question dans ces fragments de sabbat – l’appellation courante utilisée dans les sources étant synagogue – d’anthropophagie, et de maléfices. Le cadre est clairement établi, nous avons bien a faire à deux sorcières, mère et fille, établies sur les terres de Chêne-Bougeries. Les documents ne nous en apprennent pas plus, ni sur le déroulement du procès ni sur la sentence. On sait pourtant qu’un procès inquisitoire aboutissait bien souvent à la question, et que l’estrapade[9] fut largement utilisée à Genève pour extorquer des aveux aux malheureux qui y étaient soumis. Des chirurgiens étaient également sollicités afin d’identifier sur les corps des accusés les marques du démon. Si ces pratiques ont été mises en œuvre dans ce cas, aucune trace à ma connaissance n’en subsiste.

La raison habituelle des dénonciations qui transparaît dans la plupart des procédures judiciaires de ce type relève de querelles de voisinages, généralement anciennes. Il est inutile ici de développer les raisons pour lesquelles les femmes furent plus particulièrement victimes d’accusations de sorcellerie et je renvoie le lecteur intéressé à la bibliographie. Cela étant, deux femmes vivant seules dans un lieu à l’écart, (circum haec loca (villa Quercus)), représentaient une cible de choix pour la rumeur publique. La situation est presque caricaturale. Il est probable que cette mère et sa fille pratiquaient une médecine traditionnelle (faciebant pulveres) comme le laisse sous-entendre le texte. Basée sur la tradition orale, ce savoir était principalement détenu par les femmes du peuple, le plus souvent analphabètes. Leurs recettes se transmettaient de bouche à oreille, de mère en fille, et permettaient de soigner les maladies des hommes et du bétail mais aussi de désenvoûter ou d’éloigner le mauvais œil. Ainsi, pour être garanti de la fièvre pendant un an, on préconisait de manger « à la cuiller un œuf pondu le jour du Vendredi Saint, à jeun, et surtout sans pain ni sel ». On utilisait aussi l’armoise pour contrer l’effet des sortilèges, mais il fallait pour cela qu’elle ait trempé pendant trois jours dans l’urine d’une fille vierge de seize ans. Au-delà de ces conseils de bonne femme, la guérisseuse était aussi et surtout consultée pour procurer des décoctions destinées à régler les petits problèmes quotidiens. Au XVème siècle, ces pratiques ancestrales connurent un glissement dans les esprits des contemporains qui virent en ces femmes des suppôts du diable se livrant à la sorcellerie (arte demonis).

par C. Vuilleumier

(extrait du mandat « Jean-Jacques Rigaud, une voie ». Exemplaires conservés à la mairie de Chêne-Bougerie et chez l’auteur)


[1] « Buclin« , fragments généalogiques (1762-1811) Châtel-St-Denis et Semsâles in: Archives de la SSGF.

[2] Registres du Consistoire, vol. 2, p. 42.

[3] On retrouve le Vice-inquisiteur Jean Guynod dans plusieurs procédures inquisitoriales à Genève. Voir Sophie Simon, Si je le veux, il mourra ! Maléfices et sorcellerie dans la campagne genevoise (1497-1530), Cahiers lausannois d’histoire médiévale 42, Lausanne, 2007.

[4] Coll. privée, GE, XV, doc. 3, fo 2.

[5] William Monter, « Switzerland », in Encyclopedia of witchcraft: The Western Tradition, éd. Richard Golden, Santa Barbara-Denver-Oxford (ABC-CLIO), 2006, vol. 4, pp. 1099-1102.

[6] Christian Broye, Sorcellerie et superstition à Genève (XVème-XVIIème siècle), Genève, Le concept moderne, 1990.

[7] Coll. privée, GE, XV, doc. 3, fo 4.

[8] Coll. privée, GE, XV, doc. 3, fo 6.

[9] L’estrapade, en usage à Genève, était le nom donné à une torture consistant à attacher les bras de la victime à des cordes, à la hisser en haut d’un poteau ou du plafond avec une poulie, parfois avec des poids suspendus à ses pieds et à la relâcher brutalement.

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